Écrire en dictant

Pourquoi dicter m’est plus difficile qu’écrire ?

J’utilise depuis plusieurs mois un logiciel de dictée basé sur l’intelligence artificielle. Cette application retranscrit textuellement ce que je dis en supprimant les hésitations et en ajustant la ponctuation, c’est un gain de temps énorme.

J’ai découvert que la dictée demande une organisation mentale différente de l’écriture. Quand j’écris, je pose mes idées progressivement, je modifie, j’ajuste, je restructure. C’est un processus souple qui me permet d’affiner ma pensée au fil du texte. 

La dictée c’est comme un saut dans le vide. Ce qui est dit est dit. Pas de retour en arrière. Cela me demande donc d’avoir réfléchi à mon propos avant de commencer à le dicter. Ce n’est pas un exercice aisé, je ne suis pas habitué à fonctionner de cette manière. Et je n’ai vraisemblablement pas l’organisation mentale de Napoléon Bonaparte, connu pour dicter plusieurs lettres en même temps à ses secrétaires.

Sans m’en rendre compte, toute ma vie, l’écriture m’a servi pour organiser ma pensée. Cette adaptation m’a fait repenser à l’époque de la plume et de la machine à écrire, chaque lettre était irréversible. Il fallait avoir une vision claire du texte avant de commencer, comme quoi l’utilisation de l’IA peut aussi faire appel à d’anciens réflexes.

Pour les curieux, j’utilise l’outil de transcription SuperWhisper. N’hésitez pas à partager votre sentiment si vous utilisez une application similaire.

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