Je suis un défenseur de la créativité en général. Un bon nom surprend, marque, crée de l’émotion. C’est l’objectif d’une marque : se différencier.
Mais quand nous parlons d’une application qui n’est que l’extension d’un service, l’objectif change complètement. Ce n’est plus d’être mémorable, c’est d’être facile à trouver.
Pourquoi l’application de la STM s’appelle Chrono ? C’est quoi le lien ? Ça évoque le temps, la vitesse… En tout cas pas celle qu’on met à trouver l’application en début de mois pour recharger les cartes Opus.
Même constat avec Mobicité, l’application de la Ville de Montréal pour payer le stationnement. C’est toujours mieux que la précédente: P$ Service mobile. On comprend Mobilité + Cité, c’est un joli mot-valise. Mais moi, quand je cherche à payer mon stationnement, je tape : Montréal, stationnement, parking, auto…
Une app de service public a une mission précise : rendre un service. Pas se démarquer. Elle doit être pratique, trouvable, évidente. Le jour où « Stationnement Montréal » devient un nom acceptable, c’est une victoire pour l’usager, pas un échec créatif.
Si vous avez d’autres exemples de « fails » de ce type, je suis preneur 🙂