Chaque fois que j’ouvre un document, je me dis que ce serait plus rapide de commencer par un prompt, de laisser Claude générer une première mouture, puis d’ajuster. Pourquoi partir de zéro quand la machine peut te proposer une base?
Mais voilà. Les itérations commencent. Je modifie le ton, qui ne m’appartient pas. Et au bout de trois, quatre, cinq passages, je me rends compte que j’ai passé autant de temps à corriger qu’il m’en aurait fallu pour écrire directement.
C’est vrai qu’avec l’IA, je suis immédiatement séduit par le tout-fait, par une pensée déjà structurée qui semble solide. Sauf que rien ne me convient vraiment. Parce que ce n’est pas ma pensée. Et au final, il ne reste pas tant que ça du début.
Quand j’écris directement, mes idées se précisent au fil du clavier. C’est un dialogue entre ce que je pense et ce que j’écris. C’est vivant. Quand je pars d’une génération IA, j’entre dans un mode correcteur. C’est aussi un exercice mental. Mais moins fluide.
Si écrire, c’est organiser sa pensée, alors toute étape qui s’interpose entre moi et cette organisation ralentit le processus véritable.