Vacances d’un autre siècle

Les vacances de la construction ont été instaurées au Québec en 1970, il y a plus de 55 ans. À cette époque, l’objectif était noble : garantir que tous les travailleurs de ce secteur puissent bénéficier de congés payés pendant la belle saison.

Mais aujourd’hui est-il encore logique de sacrifier 15 jours de la précieuse saison estivale, alors que Montréal est déjà ralentie pendant 4 mois chaque année à cause de l’hiver ?

Comment justifier l’impact économique et logistique d’un arrêt simultané de tous les chantiers ?

À l’heure où les travailleurs peuvent profiter de plages mexicaines ou floridiennes en plein février, pourquoi concentrer tous les congés en juillet ?

D’autres solutions existent: rotations d’équipes, congés échelonnés, ou travail intensif pendant les saisons clémentes avec compensations en période hivernale.

Ne serait-il pas temps pour le Québec de réexaminer cette tradition à la lumière des réalités contemporaines ? De considérer l’impact sur la productivité urbaine, la mobilité des citoyens et l’image de notre ville.

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